Hare Krishna, Dandavat Pranam, Toutes Gloires à Srila Prabhupada,
Om Sri Surabhyai namah
À priori, à cette question j’aimerai vous répondre, hier, où il est minuit moins une. Mais il nous faut être réalistes, nous en sommes loin. Au Québec où je vis, il n’y a pas de réels projets qui vont en ce sens. Bien sûr il y a des projets de ferme, ce qui comble, en fait, qu’une partie de ce qu’on appelle le Varnāchrama. Oui, la ruralité est un point important, et de produire notre propre l’est toutes autant. C’est un début ! me direz-vous. Et vous auriez entièrement raison. Cependant, la pierre angulaire d’un projet comme celui-ci reste la communauté. Sans dévot pour vivre le Varnāchama, il ne peut simplement pas avoir de Varnāchrama. Tandis qu’il peut très bien avoir de l’agriculture sans Varnāchrama. Donc pour rétablir le Varnāchrama, il faut impérativement établir des communautés. Par contre, nul ne connaît les dessins absolus et merveilleux du Seigneur, pas même le Seigneur Sri Shiva. Nous ne pouvons, donc, pas connaitre le futur… Mais une chose est claire, le désir de Srila Prabhupada de voir fructifier ces communautés védiques. Voilà qui est, en mon sens, assez pour nous convaincre, nous relever les manches et nous mettre en œuvre pour réaliser SA VISON. Et si ce n’est pas assez, et bien que je me demande ce qui pourrait y avoir de plus.
"Le Mouvement pour la Conscience de Krsna, pour sa part, est en train de se propager partout dans le monde afin de rétablir le varnasrama-dharma, et d'empêcher ainsi la société de glisser vers une vie d'enfer."
Srila Prabhupada
Qu'est ce que nous apporte la civilisation moderne?
La perte de l’intelligence humaine, des océans pollués, des forêts dévastées, de l’air vicié, des vaches et autres animaux tuer par millions, l’absence de Dharma, l’annulation de tout principe spirituelle, et j’en passe… De toute évidence, la civilisation moderne corrompt en profondeur l’esprit humain, l’éloignant ainsi de sa nature spirituelle. Sous le prétexte d’une évolution technologique, l’humanité croit faire des progrès immenses en se facilitant l’existence. Facilitant bien sûr, mais à quels prix ! Calculatrice, GPS, téléphone cellulaire, pour ne nommer que ceux-ci, font décroitre nos capacités cognitives et de mémorisation. Le monde virtuel avec internet, métavers et réseau sociaux, a supposément été créé pour nous rapprocher. En fait, il en est tout le contraire. Oui cela nous permet de devenir intermondiaux, mais détruits par le fait même l’essence de la communication, c’est-à-dire être avec l’autre. La communication, est bien plus multidimensionnelle que l’échangèrent de mot. Il en va de soi, que nous perdons tranquillement cette faculté à communiquer.
Dans notre société moderne, les dirigent (milliardaires, propriétaires de multinationale) sont sans scrupule, ils n’ont qu’une idée en tête, leurs seuls et uniques profits. Ils sont de nature Rakshasa, et font tout ce qui est, en leur pourvoir pour asservir le peuple. Leurs ambitions maléfiques n’ont pas de limite, il détruit la terre et la vache sans vergogne. Utilisant la tendance humaine au plaisir matériel, ils font de cette même tendance une divinité, tenant ainsi la population sous leurs jougs. La promotion et propagande du plaisir matériel est au centre de la civilisation moderne. Détruisant les piliers fondamentaux de la société (ex. : la famille, la religion), ils ont instauré un sens moral relatif où tout est permis. Il s’en suit inévitablement un accroissement de l’égoïsme effréné. Le résultat : des milliards de petits moi… Diviser pour mieux régner, rien de plus facile.
C’est tous les systèmes de la société moderne qui sont corrompus. Les systèmes d’éducation, de santé, agroalimentaire, etc. Les universités qui étaient autre fois, des institutions de savoir, sont aujourd’hui, pour la majorité, des établissements de formatage pour les diverses industries. Les systèmes de santé sont corrompus par des pharmaceutiques cotées en bourse. Pour eux, il n’y a pas de patients, mais des clients, la santé est non profitable. Alors, quoi de mieux que de nourrir la population avec des additifs chimiques et autres choses néfastes pour eux. Nous rendre malades, pour ensuite régler un problème qui en cause un autre. Un cercle vicieux très payant.
LA question que nous devons tous nous poser, est-ce que nous voulons participer à tout ceci ? Pour ma part, la réponse est non, du moins, le moins possible.
"Parce qu'ils sont des Rakshasas, des mangeurs de chair. Ils mangent de la chair, boivent du vin et ont des relations sexuelles illicites. Civilisation Rakshasa."
-Srila Prabhupada
"Vous pouvez savoir que ce monde est maintenant géré par les rakshasa. Rakshasa. Ils ne se soucient pas de ce qui se passe. Ils sont prêts à tout sacrifier pour accomplir leurs absurdités fantaisistes. Ils sont appelés rakshasa".
-Srila Prabhupada
Comment pouvons agir?
"Même dans notre société, la société consciente de Krishna, s'il n'y a pas de coopération mutuelle, alors cela s'effondrera immédiatement"
-Srila Prabhupada
Je crois qu’il faut d’abord bien comprendre l’importance du Varnāshrama. Ensuite, développer un ardent désir de vivre selon son principe. Par la suite, il faut s’unir sous ce projet commun. Comme la corde qui maintient les billes du japa mala, Le Varnāshrama est la corde et nous somme les billes. Il nous faut donc trouver et unir des personnes sérieuses, qui ont à cœur cette mission de Srila Prabhupada. Ensuite, pourrait venir l’évaluation de nos ressources disponibles à la réalisation d’un tel projet, financières et humaines. Et bien sûr, trouver un lieu.
Les premières années d’un projet semblable, sont sans doute les plus austères, la création des jardins, construction de maison pour les familles, etc. Il est possible d’acheter une terre avec déjà quel bâtiment ou un terrain vague peux aussi faire l’affaire. Il y a des avantages aux deux, le terrain vague, bien qu’il demande plus d’efforts, offre la possibilité de disposer des bâtiments et autre facilite (temple, jardin, atelier) comme il nous convient (en respectant les Vatsus shastras) . De l’autre côté, le terrain avec des bâtiments déjà présents offrira la possibilité à des dévots d’y habiter dès l’achat, il est, par contre, généralement plus dispendieux à l’achat. Le terrain acheté devrait contenir plusieurs ressources naturelles : cours d’eau, bois (chauffage, construction), réserve d’argile (si possible), et espace pour des pâturages.
Selon mon expérience en construction, il serait possible de construire environ 4 petites maisons à charpente légère avec une équipe de quatre menuisiers par été. Si par contre, il s’agit de charpente lourde (traditionnel à tenon et mortaise), on peut en compter deux. Bien sûr je parle de petite maison simple à pente de toit double. Le bois de construction peut être scié directement sur la terre avec un moulin à scie mobile acheter ou louer. La location est une bonne avenue si elle vient avec un opérateur, scier du bois correctement est difficile et il faut s’y connaitre. Il est donc possible d’ériger des habitations à moindre coût.
Tout ceci pour vous dire qu’un tel projet est viable et peut s’avérer moins dispendieux qu’on le croit. Nous avons simplement besoin de matériaux, car il suffit de quelques dévots qualifier pour débuter et superviser les travaux.
Que pouvons-nous faire en attendant ? Et bien, pour être les pionniers d’un projet de communauté, il faut tout d’abord développer des expertises en lien avec l’instauration du projet. Tout d’abord, il nous faut des qualités humaines, de comprendre et s’entendre sur les objectifs à attendre et travailler dans la coopération totale. Pour revenir à la métaphore du japa, s’il n’y a pas un fort désir de travailler ensemble la corde se brisera et les billes tomberons. Les membres fondateurs de ce genre de projet doivent presque le voir comme un serment, cela demande beaucoup d’humilité. Ensuite, il faut savoir organiser, construire, et cultiver. Chaque expertise que vous pouvez ajouté à votre arc est le bienvenu, que ce soit en jardinage, menuiserie, charpenterie, ébénisterie, métallurgie (forge), élevage du bétail, mécanique, en fait tout ce qui nous rend le plus indépendant et autonome possible.
Rêvons un peu!
Souvent, quand je rêvasse et remplie mon cœur de vison qui m’apaise et me donne espoir, mon cœur, me montre toujours la même chose. J’aimerai prendre le temps ici, de vous partagez cette vision.
Dans une belle et grande vallée, entourée de montagnes, où coule une rivière à l’eau pure. On peut y voir des vaches accompagnées de leurs veaux qui broutent l’herbe fraiche du matin. Au centre, un temple entourer de jardins de fleurs où vivaces, arbres et arbustes luxuriants rendent hommage à la beauté du seigneur. Le long des terres nous pouvons y voir potagers et vergers sertir les petites maisons, où des familles vivent en harmonie avec la nature, les saisons et le seigneur Sri Krishna. Annexé aux temples, un brahmacari (ni) ashram, gurukula et autres emplacement pour la transmission du savoir védique. Dans la cour intérieure, un somptueux jardin à la gloire de Radha Krishna. Et bien entendu, un goshala pour permettre à notre mère la vache de vivre de façon en descente et dans toute sa splendeur.
Ce sont ici quelques rêveries que mon cœur chéris, mais ce qui touche encore plus profondément mon cœur, serait de voir un tel lieu devenir un centre de transmission des savoirs védique. Un endroit, où tous pourraient venir apprendre et expérimenter les profondes et merveilleuses, science et traditions védiques. Nous avons la plus belle et la plus profonde des siddhanta védiques, la mère de toute philosophie, il en va de notre devoir de la partager à l’humanité. Nous pourrions ainsi créer un lieu, où il serait réellement possible de vivre cette réalité dans son entièreté. C’est ce que je souhaite à tout le monde de vivre dans un tel lieu. Un lieu où la connaissance reçue de Srila Prabhupada et autre Acharya pourrait se manifester pleinement en accord avec les nombreuses sciences védiques. Les écritures védiques traite de tous les sujets, ils ont les réponses à tous nos maux. Apprendre à vivre avec leurs enseignements et les mettre en pratique est primordial pour notre salut spirituel.
Voilà, la vision chère à mon cœur, et quel beau cadeau pour mon maitre spirituel si cette vison pouvait se réaliser un peu partout dans le monde.
"La culture védique signifie purifier le cœur et le rendre parfait. Brahma-bhūtaḥ, parfaitement spiritualisé. C'est la culture védique."
-Srila Prabhupada
"L'institution qui donne une telle formation est appelée varṇāśrama-dharma, ou le système de sanātana-dharma, la meilleure procédure pour rendre la vie humaine parfaite"
-Srila Prabhupada
Pour finir
Bien que tout ceci soit un projet d’envergure, il ne reste pas moins réalisable. Avec un fort désir et la miséricorde du Seigneur Sri Krishna, tout est possible. Il en va de soi, c’est à nous entamer le pas pour nous diriger dans cette direction. Il en va de notre progrès spirituel et celui de notre descendance. Plus, nous nous diluons dans cette société matérialiste, plus grande sera notre pollution mentale et corporelle. Le Varnāchrama est le seul système de société qui a pour but la réalisation spirituelle, et cette réalisation est le seul but de notre existence, le reste n’est que futilité.
Il y aurait tant encore à discuter sur le sujet, je vous invite donc à débuter la discussion.
Jaya Srila Prabhupada!
Votre serviteur
*Toutes les citations ont été traduites via Google

Hare Krishna , Dandavat Pranam
Toute gloire a Mere Surabhyai
Toute gloire a Sri Sri Guru et Gauranga
Merci pour cette article. Que la misericorde du Seigneur se manifeste dans le coeur des Devots pour que ce projet soit manifester ici et maintenant. Qu’il en soit ainsi pour le plaisir du Seigneur Shri Krishna
merci pour l’article prabhuji
voici les questions que je me pose:
1) est-ce qu’un projet varnashrama de Prabhupada inclut des « non-dévots », ou croyants d’autres religions, s’ils aiment le concept et adhèrent à la majorité des valeurs? ou c’est unique pour isoler les dévots de tous ceux qui sont considérés comme non-dévots, impersonnalistes, karmis, upa-dharmis etc
2) est-ce que ISKCON définit et offrirait des spécialisations pour devenir kshatriya? en quoi ça consisterait une éducation /spécialisation kshatriya? Quels sont les exemples des kshatriyas qu’on a localement?
j’ai l’impression que la définition et l’idéologie derrière le projet sont à la base de la stratégie et de la réussite, car c’est ce qui va déterminer si c’est réaliste pour un certain temps, lieu et circonstances.
il y a 2 modèles ou 2 etapes je crois qui peuvent marcher:
1) des mini-communautés ou chaque famille individuellement, ou qques amis ensemble partent des petits projets ou ils se spécialisent dans certains aspects du varnashrama. Exemple: un projet visant l’autosuffisance alimentaire. Un – education brahmanique. Un – éducation kshatriya, avec des differentes composantes (exemple – medecine naturelle comme partie du departement « brahmanique »). ces projets peuvent etre a une certaine distance mais en gardant la communication avec les autres projets
2) projet communautaire ou, grace a un nombre suffisant de mini-projets, un nombre suffisant de mini-communautés déjà étant suffisamment spécialisés peuvent être prêtes a se rélocaliser et joindre les forces dans un projet d’une plus grande envergure
selon ce que je comprends, il y a des milliers de projets au quebec qui visent plus ou moins les mêmes buts, avec des variantes différents (exemple côté spiritualité plus ou moins present, mais l’idéologie de l’autosuffisance et plusieurs valeurs comme famille, équité, etc sont a la base). il se peut qu’au debut, et peut être aussi dans le cours du developpement du projet – les expertises et collaboration avec ces groupes serait un atout. D’où ces questions. et voici le « dilemme » potentiel : ceux qui sont brahmaniques ou en apprentissage, se basent souvent sur le concept « rejetter toute forme d’association et collab avec les non-devots », et si qqqun ne chante pas ses 16 tours il faut le convaincre au plus vite sinon cest une perte de temps. Donc – la vision ideologique et brahmanique realiste est tellement clé – un « brahmana » peut soit ajouter de la valeur, ou au contraire – détruire la motivation et décourager plusieurs a joindre le projet par le fanatisme
Merci Prabhuji pour ce long commentaire, je peux comprendre suite à la lecture, que c’est un sujet sur le quelle vous portez votre réflexion, je vous remercie grandement pour cela. Dans une idéologie de partage, j’aimerai vous faire part de ce que je crois être pour le mieux, pour chaque question. Bien sûr, ce sont des opinions discutables, car mon but premier est la collaboration et l’avancement de projet lié à l’instauration du Varnashrama.
Question 1 : Oui, selon moi, un projet pourrait être ouvert, dans la mesure où notre philosophie est respectée. Cependant, les dirigeants du projet devaient être des personnes fixes dans leurs spiritualités, dans le Siddhanta Gaudiya Vaishnava et en Srila Prabhupada. Comme le Varnashrama a pour but l’élévation spirituelle, elle doit être priorisée à tout égard. Pour tenir Kali à l’écart, les quatre principes devraient être respectés par tous, peu importe les croyances. À grande échelle nous devons être inclusif, ce ne sont pas tous les êtres qui on les mêmes propensions à la vie spirituelle, et je ne crois pas que nous devrions laissez personne derrière, mais plutôt inspirer les êtres à imprégner leurs actions d’amour et dévotion.
Question 2 : Oui, oui, et mille fois oui. Nous avons besoin d’une éducation Ksatriya. Je n’ai aucune idée si Iskcon a des normes sur l’éducation Ksatriya. L’art de la politique, l’art de la guerre (incluant les arts martiaux et les codes d’honneur), la dévotion au Brahmana, l’observance des rite et sacrifice védique et l’art de la charité sont tous des choses que les Ksatriya devraient maitriser. Il en a sûrement d’autres. Mon Guru à créer un séminaire à ce sujet où il fait une synthèse des sciences védique que chaque varna doit maitriser.
Personnellement, j’aurai tendance à prioriser un projet communautaire où chaque famille aurait son petit lot de terre, pour leur besoin familial. Avec un lot commun pour les vaches, le temple, centre védique, gurukula, culture des grains et céréales. Pour en avoir déjà fait l’expérience, l’autosuffisance est très difficile seule ou avec un petit groupe (2 à 3 familles).
J’aime bien votre idée de petite cellule, qui se côtoie. Mes craintes, ce sont la création de clans qui ne travaille pas ensemble. Je crois que chaque petite cellule devait être accessible à pied les unes des autres et se regrouper au temple une fois par semaine. En fait, il faudrait tout simplement crée un village védique.
Oui, nous avons besoin de l’expertise matérielle des autres, et devrions collaborer avec d’autres communautés sans nous diluer. Car le but du Varnashama est l’évolution et la réalisation spirituelles, l’autosuffisance en fait partie, mais n’est pas son objectif premier.
Comme stipuler, n’hériter pas à commenter pour le bien être d’une pensée évolutive, la mienne et celle des autres.