L’Éducation dans le cadre du

VARṆĀŚRAMA

MANUEL D’INTRODUCTION

Chapitre 2 & 3

Théorie et pratique/Introduction

Le thème dont traite L’Éducation dans le cadre du Varnasrama – Manuel d’introduction couvre les aspects théorique et pratique de ce qu’est cette éducation, ainsi que la façon dont on peut l’appliquer, ou la réaliser, de manière pratique dans notre société actuelle, autant dans un contexte éducatif que sociétal. Ce Manuel s’imbibe de l’ancien aphorisme védique « la vie c’est l’éducation » et « l’éducation c’est la vie ». Ce concept classique et traditionnel sera développé au fil de cet essai.

2.1 Un concept universel

Le sujet de l’éducation est évidemment bien connu de tous les penseurs occidentaux, mais il n’en demeure pas moins un sujet de débat et de mécontentement chez plusieurs.

Le concept du varṇāśrama, toutefois, en sera un nouveau pour la plupart des Occidentaux. Comme nous le comprendrons bientôt, bien que le terme varṇāśrama soit étranger pour la majorité, les principes sous-jacents sur lesquels il se fonde sont d’un attrait et d’une application universels, et s’avèrent donc aussi pertinents qu’importants pour tous, en Orient comme en Occident.

2.2 Les objectifs de ce Manuel

Les objectifs de L’Éducation dans le cadre du varṇāśrama – Manuel d’introduction sont triples :

1. initier le lecteur aux concepts fondamentaux de l’éducation dans le cadre du varṇāśrama ;

2. offrir un mode d’emploi sur la façon d’introduire une telle idéologie autant au niveau individuel que collectif, préconisant ainsi un modèle aussi viable que pratique de l’éducation dans le cadre du varṇāśrama ;

3. aider à apporter une solution à plusieurs de nos anomalies actuelles sur le plan individuel et social, plus particulièrement dans le contexte de l’éducation moderne.

2.3 La nature scientifique de l’institution du varṇāśrama

La matière et les concepts contenus dans L’Éducation dans le cadre du varṇāśrama – Manuel d’introduction proviennent essentiellement de l’école de pensée orientale, plus particulièrement la culture indienne ou védique, son rôle et sa place dans la société. Ce ne sont pas les élucubrations de l’auteur. L’ancienne philosophie des Vedas était très intimement liée aux dimensions spirituelles de l’existence, tant et si bien qu’il était et qu’il demeure inconcevable de les envisager séparément. La philosophie de la vie était liée à la spiritualité de l’existence, et toutes deux imprégnaient toute activité éducative et sociale.

Le système du monde védique continue d’exister à ce jour.

Le système du monde védique continue d’exister à ce jour. Le lecteur ne doit donc pas s’attendre à voir la voie de l’acquisition du savoir par la méthode expérimentale et empirique, qui prévaut en Occident, guider cette présentation, puisque les concepts mêmes de la philosophie védique naissent d’une approche différente du savoir et de son application dans la vie quotidienne.

Cette différence capitale est un facteur essentiel qui distingue la pensée orientale de la pensée occidentale

Cette différence capitale est un facteur essentiel qui distingue la pensée orientale de la pensée occidentale. La philosophie védique considère l’acquisition et la transmission du savoir — et plus particulièrement le savoir spirituel — comme étant essentiellement de nature descendante (avaroha-panthä) à travers professeurs, maîtres et Écritures révélées ; tandis que les philosophes occidentaux voient la connaissance et sa transmission comme étant essentiellement de nature ascendante (äroha-panthä) à travers la pensée, les arguments, les expériences et les observations empiriques individuels. Cela ne devrait pas pour autant émousser la curiosité du lecteur impatient à découvrir la nature du savoir et de l’éducation scientifiques védiques, car la vision védique de l’individu et de la société est dite d’être on ne peut plus pratique et scientifique. À travers les âges, les hommes d’intelligence non-originaires de l’Inde se sont émerveillés de la profondeur de la sagesse et du savoir de la culture védique. Les philosophes et autres apôtres de l’école védique, par conséquent, protestent vivement contre la monopolisation des termes « science » et « scientifique » par les hommes de science d’Occident et leur répugnance et leur rejet généralisés des concepts religieux. En sanskrit, le mot vijïäna (science) existait bien avant que les scientifiques modernes aient commencé à l’utiliser.

Comme le dit si bien Varma12 :

« La voie de la contemplation est une caractéristique de la vie indienne, et la philosophie la plus profonde et la plus pénétrante a fleuri ici, alors que le reste du monde se débattait avec le mystère de la vie en s’aidant de mythes puérils et de légendes anthropomorphiques. »

Ajoutons ici une mise en garde contre certaines écoles de pensée qui considèrent l’institution sociale védique du varṇāśrama comme caduque et « intrinsèquement défectueuse et injuste ». Elles rejettent l’institution scientifique originale du varṇāśrama en se fondant sur leur observation d’un système de caste vicié, disséminé en Inde depuis de nombreux siècles, voire depuis l’époque de Bouddha jusqu’à ce jour, sans avoir étudié en profondeur la véritable nature scientifique de l’institution originale. Un tel système de caste trompeur, qu’on se doit de rejeter, voudrait que le statut social ne soit déterminé que par la naissance, sans aucune considération pour la nature et les actions d’une personne. Or, les sources faisant autorité — comme la Bhagavad-gītā et le Śrīmad-Bhāgavatam — confirment que le varṇa (l’occupation sociale) n’est pas déterminée par la naissance, mais bien par la nature (guṇā) et les actions (karma) d’une personne : 

cātur-varṇyaṁ mayā sṛṣṭaṁ guṇa-karma-vibhāgaśaḥ tasya kartāram api māṁ viddhy akartāram avyayam

« J’ai créé les quatre divisions de la société en fonction des trois modes de la nature matérielle et des activités qui s’y rattachent. » (Bhagavad-gītā 4.13)

Correctement étudiée et comprise, l’institution du varṇāśrama-dharma est correctement décrite comme étant très scientifique, car elle reconnaît et harmonise toute la gamme des besoins individuels et sociaux au sein de la société, c.-à-d. ceux du corps, du mental et de l’âme. Le terme « science » existe dans les textes védiques depuis l’époque où ces enseignements ancestraux ont été révélés. Nous trouvons le mot sanskrit varṇaavijñāna ou « science » dans la traduction franśaise de la Bhagavad-gītā et du Śrīmad-Bhāgavatam 67 fois et 396 fois respectivement. La Bhagavad-gītā décrit ainsi les trois facteurs de la « connaissance scientifique » :

« Le savoir comporte trois facteurs: le connaissant, l’objet de la connaissance et le processus qui conduit à la connaissance. Ces trios facteurs réunis constituent ce qu’on appelle la science du savoir, ou vijñāna. »

(Bhagavad-gītā telle qu’elle est, 13.19 – teneur et portée)

3.1 Considérations ontologiques et épistémologiques

Lorsqu’on nous présente un système du monde différent (et les nouvelles terminologies qui le décrivent), il devient nécessaire d’adresser certains problèmes d’ontologie et d’épistémologie. Bien que ces deux concepts soient naturellement bien connus dans le milieu universitaire, la plupart des lecteurs auront besoin de clarification. L’ontologie se rapporte à notre vision de la réalité. Le dictionnaire la définit simplement comme la « partie de la métaphysique qui s’applique à la nature de l’être ». Afin d’expliquer ou de communiquer des variantes de concepts et d’interprétations, un vocabulaire qui souvent revêt un sens qui lui est propre sera alors utilisé pour décrire de telles visions de la réalité. On entre ici dans le domaine de l’épistémologie qu’on définit comme la « théorie de la méthode ou des bases de la connaissance ». Le Cambridge Advanced Learner’s Dictionary décrit l’épistémologie comme « la partie de la philosophie se rapportant à l’étude de la façon dont nous connaissons les choses. »

3.2 Définir les termes selon l’entendement védique

Les textes védiques définissent plusieurs termes essentiels qui ne correspondent pas toujours avec leur traduction française. Il s’avère très important de les comprendre si nous désirons appréhender quelques-uns des aspects plus subtils du savoir et de la sagesse védiques, par opposition aux terminologies modernes qui donnent souvent une signification aussi équivoque qu’erronée. Les termes suivants, et leur équivalent sanskrit entre parenthèses, sont présentés et définis ci-dessous dans le contexte de la philosophie védique. 

La connaissance (Jñāna)

La connaissance matérielle se limite au corps matériel tandis que le savoir spirituel ou transcendantal distingue la matière de l’esprit, ou l’âme. Le parfait savoir englobe la connaissance du corps, de l’âme individuelle et de leur origine commune, l’Âme Suprême ou Dieu. La connaissance complète inclut ainsi la connaissance du corps, du mental et de l’âme, de leur origine (Dieu) et de la relation qui unit tous ces éléments entre eux.

L’éducation (Vidyā)

Dans la Bhagavad-gītā (10.32), nous lisons: adhyātma-vidyā vidyānāṁ vādaḥ pravadatām aham, dont la traduction est : « D’entre toutes les sciences, Je suis la science spirituelle du soi, et de l’argumentation logique, la juste conclusion. » Comprenons ainsi que le savoir spirituel représente la plus haute forme d’éducation et qu’en l’absence de ce lien spirituel, l’éducation ne saurait être considérée comme complète ou très avancée.

La vie (Caitanya)

Selon la philosophie védique, la vie entraîne la présence de la conscience, laquelle s’avère être le signe de la présence de l’âme. Ainsi définit-on la vie réelle comme la présence de l’âme. Puisque l’âme est toute empreinte de savoir, notre vie entière est destinée à éveiller cette connaissance et cette conscience originelles. Voilà pourquoi dans la philosophie védique, on retrouve l’expression « la vie c’est l’éducation et l’éducation c’est la vie ».

Le développement (artha et ātmā-jñāna)

Dans la société moderne, le mot « développement » désigne la dimension matérielle limitée de la vie et signifie généralement « développement économique » (artha). Dans la culture védique, le développement englobe tous les niveaux de l’être, c.-à-d. le corps, le mental et l’âme. D’entre ces trois, le « développement de l’âme », ou la « connaissance de l’âme », (ätmä-jïäna) est considéré comme le plus important dans une société védique ou basée sur le varëäçrama.

Le soi (Ātmā)

Le mot sanskrit ātmā désigne le soi. Les textes védiques définissent l’ätmä selon différents niveaux. Le premier et le plus facile à observer est celui du corps de matière brute, formé de cinq éléments matériels : terre, eau, feu, air et éther. Le second niveau est celui du corps matériel subtil, dit « corps astral », formé de trois éléments : le mental, l’intelligence et le faux ego. C’est ce qu’on lit dans la Bhagavad-gītā (7.4). Le troisième niveau est celui du corps spirituel, de l’âme, qu’on qualifie de sat (éternel), cit (riche en connaissance) et ānanda (riche en bonheur) comme l’explique la Brahma-saṁhitā (5.1). Aussi la culture védique parle-t-elle d’ātmā-jñāna ou de la science du soi, dont la perfection réside dans la connaissance de l’infime âme individuelle (ātmā), dont la source est l’Âme Suprême (Paramātmā).

La conscience (Caitanya)

Les écrits védiques décrivent cinq niveaux de conscience :

a. Annamaya : la conscience uniquement absorbée dans la nourriture ;

b. Prāṇamaya : la conscience absorbée dans le maintien de notre existence physique ;

c. Jñānamaya : la conscience absorbée dans la pensée, les émotions et la volonté ;

d. Vijñānamaya : la conscience au parfait savoir, c.-ṁ-d. la conscience du soi comme diffīrent de la matière ;

e. Ānandamaya : la conscience baignant dans l’extase de la réalisation spirituelle; la conscience de Kṛṣṇa

.

Cinq vérités fondamentales

Afin de saisir les explications présentées dans la majeure partie du présent ouvrage, il est important d’appréhender la compréhension védique fondamentale de la réalité. Le résumé védique suivant de la réalité identifie cinq vérités ou principes fondamentaux formant l’essence de l’enseignement de la

Bhagavad-gītā :

1. Īśvara (le Maître, Dieu);

2. Jīva (le subordonné, l’être vivant);

3. Prakṛti (la nature matérielle subordonnée);

4. Kāla (le temps éternel qui contrôle le Jīva et la Prakṛti, mais demeure sous le contrôle d’Īśvara);

5. Karma (l’action matérielle).

Ceux qui abordent ces thèmes pour la première fois peuvent consulter l’Appendice A.

Le plus haut et le plus puissant de ces principes est celui d’Īśvara ou de Maître Suprême, c.-à-d. le concept de Dieu. Le terme Jīva désigne l’âme individuelle qui fait éternellement partie intégrante du Maître Suprême, Dieu, et Lui est ainsi toujours subordonnée. La nature matérielle ou Prakṛti est formée de trois attributs appelés « modes » ou « guṇās » : vertu (sattva guṇā), passion (rājā guṇā) et ignorance (tama guṇā). Ce sont là des principes qu’il s’avère indispensable de comprendre dans le contexte de nos discussions ultérieures sur l’éducation dans le cadre du varṇāśrama. L’Appendice B apporte des explications plus complètes sur les guṇās.

Au-dessus des trois modes d’influence de la nature se trouve le temps éternel, Kāla. À travers une combinaison variée de ces trois modes de la nature (vertu, passion et ignorance), et sous le contrôle du temps éternel (Kāla), les activités — ainsi que leurs réactions subséquentes appelées Karma — sont engendrées et deviennent la cause de notre bonheur ou malheur matériel. Les flux et reflux du karma nous gardent prisonniers de l’Univers matériel dans le cycle perpétuel, du moins en apparence, du saṁsāra (le cycle des morts et renaissances répétées). D’entre ces cinq principes ou vérités, quatre sont éternels : Īśvara, Jīva, Prakṛti et Kāla. Seul le karma, ou l’action, s’avère temporaire.

Les trois niveaux de connaissance (Vidyā)

Selon la philosophie védique, la connaissance (vidyā) consiste à comprendre ces cinq vérités ou principes fondamentaux et à vivre notre vie en conséquence, pour nous affranchir ainsi de l’ignorance et des réactions karmiques qui sont sources de souffrance en ce monde. Consultez à ce sujet la liste de trente-deux vidyāde l’Appendice C.

Il existe trois niveaux ou formes de vidyā :

1. parä-vidyā : la connaissance transcendantale qui n’entraîne aucune réaction karmique ;

2. aparä-vidyā : la connaissance matérielle qui entraîne une réaction karmique positive ;

3. a-vidyā : la connaissance ou ignorance matérielle athée qui entraîne une réaction karmique négative.

Les textes védiques constituent le programme d’enseignement pour l’éducation complète dans le cadre du varëäçrama. Puisque la vie entière est un apprentissage, les Vedas ne comportent pas d’ouvrages spécifiques sur l’éducation. Au contraire, tous les écrits védiques traitent de l’éducation de façon explicite, implicite ou informelle. Dans tous ces écrits, le lecteur découvrira que l’éducation y est abordée autant sous l’angle de la parä-vidyä que sous celui de l’parā-vidyā que sous celui de l’aparā-vidyā de l’ignorance.

Parä-vidyā

La parā-vidyā traite exclusivement de la nature très ésotérique de la transcendence et n’est donc généralement étudiée que par une petite section de la société : ceux qui ont la disposition naturelle et les qualités inhérentes requises pour assimiler un tel savoir, c.-à-d. les brāhmaṇas, ou ceux principalement établis dans la vertu. Cette parā-vidyā est contenue dans la śruti-śāstra ou la littérature qui a été entendue auprès de, ou directement transmise par, Dieu.

Les écrits qui traitent de ces sujets sont les quatre Vedas originels et les Upaniṣads. Il est dit :

asya mahato bhūtasya niśvasitam etad yad
ṛg-vedo yajur-vedaḥ sāmavedo ‘tharvāṅgirasaḥ.

« Les quatre Vedas — le Rig Veda, le Yajur Veda, le Sāma Veda et l’Atharva Veda —  īmanent tous du souffle de Dieu, la Personne Suprême. » (Bṛhad-āraṇyaka Upaniṣad 4.5.11)

L’essence de ces écrits originels se retrouve dans le Śrīmad-Bhāgavatam, ce commentaire naturel des Vedas par Śrīla Vyāsadeva. Comme les Vedas s’avèrent aussi vastes que difficiles à assimiler, l’auteur et grand philosophe Śrīla Vyāsadeva — prévoyant la dégradation de l’âge actuel de Kali (l’âge de querelle, l’âge de fer qui a commencé il y a 5 000 ans et où prédominent les actes coupables) — entreprit de coucher par écrit ce savoir originel, avec l’aide d’autres grands érudits et philosophes, il y a environ 5 millénaires. Cette vaste littérature est surtout étudiée par ceux et celles qui pratiquent les principes du vaiṣṇavisme, c.-à-d. qui adhèrent à l’ultime conclusion des Vedas.

Aparā-vidyā

L’aparā-vidyā constitue la seconde forme de connaissance contenue dans les textes védiques. On la retrouve dans la section dharma-śāstra des Vedas, qui traite de savoir pratique pour l’individu et pour la société. C’est dans cette section qu’on trouve les informations concernant l’institution sociale du varṇāśrama-dharma, institution où l’on retrouve les codes de l’éducation dans le cadre du varṇāśrama. Bien que cette institution soit conçue de façon à permettre à chacun de ses membres de cultiver le savoir — et plus particulièrement le savoir spirituel — à travers toutes les phases du varṇāśrama, cette culture s’opère davantage au cours de la première étape de la vie, celle du brahmacārī āśrama. Cette période couvre les années de la tendre enfance et de la jeunesse, où l’accent est mis sur l’éducation formelle. Nous reviendrons plus loin avec davantage de détails sur la façon dont ce savoir était transmis au cours de cette première période de la vie.

Avidyā

La troisième forme de savoir est qualifiée d’« a-vidyā ». Avidyā signifie en fait un manque de connaissance ou l’ignorance du but principal de la vie : la réalisation spirituelle. Tout savoir coupé de notre nature originelle — laquelle est spirituelle — et de l’objectif de se réaliser en tant qu’âme éternelle dont le principal souci consiste à réintégrer le monde spirituel, est considéré comme aussi imparfait qu’incomplet selon les textes védiques. On peut accumuler de vastes connaissances matérielles, mais si celles-ci ne sont pas en rapport avec la transcendance, on doit les considérer comme illusoires, māyayāpahṛta-jñānā, c.-à-d. dérobées par l’illusion.

na māṁ duṣkṛtino mūḍhāḥ prapadyante narādhamāḥ
māyayāpahṛta-jñānā āsuraṁ bhāvam āśritāḥ 
 
« Les hommes d’une sottise grossiṝre, ceux qui se trouvent au dernier īchelon de l’humanitī, ceux dont le savoir a ītī dīrobī par l’illusion et ceux qui participent de la nature athīe des dīmons, aucun de ces incroyants ne s’abandonne ṁ Moi. » 
           (Bhagavad-gītā 7.15)

Comprenons bien que, dans une société fonctionnelle fondée sur le varṇāśrama, le mot éducation indique strictement la parā-vidyā et l’aparā-vidyā

Scroll to Top