Aussi présent était celui qui allait maintenant devoir régner sur Bhārata : Yudhiṣṭhira Mahārāja. Toutefois, le roi n’accueillait pas très bien son nouveau poste. Il n’avait jamais convoité la position dans laquelle il se retrouva. Au contraire, il avait tenté, autant que possible, d’éviter tout conflit avec ses cousins – les Kauravas. Néanmoins, les forces providentielles avaient leur propre plan et il fut donc forcé de prendre part à la grande guerre de Kurukṣetra.
Dans un autre arrangement inconcevable du destin, Bhīṣma, le bienfaiteur des Pāṇḍavas (les cinq fils de Pāṇḍu – dont Yudhiṣṭhira était l’aîné), se retrouva dans le camp adverse. Bien que son affinité envers Kṛṣṇa et les Pāṇḍavas était bien connue, il dût toutefois les affronter, parce qu’il y a longtemps de cela, dans le but de faire plaisir à son père, il avait fait le vœu de rester fidèle à quiconque occuperait le trône de Hastināpur.
Ici, nous pouvons voir que, bien que Bhīṣmadeva était sur la plus haute plateforme spirituelle qui soit, il prit tout de même le temps, durant ses derniers moments sur terre, d’expliquer ces sujets qui sont parfois négligés dû à leur infériorité relative face au stade de pure dévotion au Seigneur. Il s’agit ici d’une très grande leçon que nous devons tirer de la vie exemplaire de ce mahājana.
Si Bhīṣma croyait que les dharmas secondaires (comme le varṇāśrama-dharma) n’avaient aucune valeur, il n’élaborerait pas à leurs sujets durant les moments les plus précieux de sa vie : ses derniers instants devant son très cher Seigneur, Kṛṣṇa.
Voilà le seul point que nous voulions faire… Nous espérons que ceux qui liront cet article pourront l’apprécier.
Hare Krishna
Durant ses derniers moments, Bhīṣmadeva prit le temps d’instruire Yudhiṣṭhira. Il lui expliqua que Kṛṣṇa n’était pas seulement son cousin maternel, mais plutôt la vérité absolue personnifiée. Ce même Kṛṣṇa, que Yudhiṣṭhira voyait comme étant son ami, était en fait l’origine de tout ce qui existe. « Personne ne peut comprendre le plan du Seigneur (Kṛṣṇa) », dit Bhīṣma. « Bien que les philosophes fassent de leur mieux pour y arriver, ils demeurent confondus » (SB 1.9.16).
Ainsi, il instruisit Yudhiṣṭhira sur ces sujets spirituels des plus profonds, jusqu’au moment où il lui exprima son désir de quitter ce monde en voyant la forme à quatre bras de Kṛṣṇa (son expansion de Nārāyaṇa). Comme Kṛṣṇa l’expliqua à Arjuna dans la Bhagavad-Gitā, il n’y a rien de plus élevé que de méditer sur Sa Personne (BG 12.8; BG 18.65). C’est à ce moment, quand l’honorable Bhīṣma fut absorbé dans les sentiments spirituels les plus confidentiels qui soient, que Yudhiṣṭhira, qui était plongé dans une grande anxiété, décida de lui demander de l’instruire sur des sujets plus adaptés à sa propre situation. En effet, Yudhiṣṭhira lui posa des questions en rapport au système de varṇāśrama-dharma, ainsi qu’en rapport aux devoirs spécifiques aux rois, femmes et dévots du Seigneur.

Excellents articles! le Varnachrama est si primordiale. Maharaja Parikshit demande à Sukadeva Gosvami: « Je te prie également de décrire chacune des divisions de l’espace qui s’étend à l’extérieur comme à l’intérieur de l’univers, la personnalité et les activités des grandes âmes et les caractéristiques propres à chaque varna et asrama. » Lui, à l’aube de la mort s’enquiert de l’essentielle, et le Varnachrama en fait partie.
Wow c’est une très belle réalisation. Oui si ces deux grandes âmes parlent du Varnasrama au temps le plus important de leurs départs de ce monde. C’est que ça doit être important…
Merci 🙏🙏🙏🙇🙇🙇🐮🐮🐮
Hare Krishna Dandavat Pranam
Toute gloire a Mère Surabhyai
Toute gloire a Shri Shri Guru et Gauranga
Merci pour ce partage sur l’ importance du Varnashrama-Dharma