Citations de Srila Prabhupada sur le Varnasrama

Citations :

N’utilisez que ce vous pouvez produire…

Ne produisez que ce dont vous avez besoin.»

Srila Prabhupada

 

cātur-varṇyaṁ mayā sṛṣṭaṁ [Bg.4.13]

Puissions-nous prendre à cœur les dernières instructions sur le

Varnasrama, qu’il nous a données quelques jours avant de quitter

ce monde en novembre 1977 :

«à moins d’introduire l’institution du Varnasrama dans la société humaine,

aucun ordre social, médical ou politique ne saurait réussir.»

(Srila Prabhupada entretient, le 18 octobre 1977, Vṛndāvana)

Citations (suite)

SB 1.19.3 VERSET

Barbare et pécheur que je suis pour avoir, par inintelligence, agi contre la culture brahmanique, la conscience divine et la protection de la vache. Je souhaite que mon royaume, avec ses forces et ses richesses soit aussitôt consumées par le feu de la colère du brāhmaṇa, en sorte que dans le futur je n’aie plus jamais une conduite aussi funeste. 

TENEUR ET PORTÉE

La civilisation axée sur le perfectionnement de l’être repose sur trois principaux facteurs d’évolution, à savoir la culture brahmanique , le développement de la conscience divine et la protection de la vache. Toutes richesses accumulées au sein de l’État par le commerce, les affaires, l’agriculture et l’industrie brahmanique, le développement de la conscience divine et la protection de la vache.

 

Toutes richesses accumulées au sein de l’État par le commerce, les affaires, l’agriculture et l’industrie doivent être utilisées à part entière au service de ces principes; faute de quoi elles dégraderont la société. La protection de la vache assure l’alimentation de la culture brahmanique, laquelle favorise le développement de la conscience divine, et c’est ainsi que la perfection humaine peut être atteinte. L’âge de Kali tend à détruire ces principes de vie, et bien que Mahārāja Parīkṣit se soit fermement opposé à la domination de Kali sur le monde, l’influence de l’âge noir s’infiltra à un moment choisi, si bien que même un aussi puissant empereur fut incité à se détourner de la culture brahmanique pour une simple provocation née de la faim et de la soif.

 

Mahārāja Parīkṣit se lamente sur cet accident et souhaite voir son royaume tout entier, avec ses forces et ses richesses, réduit en cendres pour ne pas avoir été pleinement engagé au service des trois principes énoncés plus haut. L’État ou le foyer où la puissance et la richesse ne sont pas pleinement employées au développement de la culture brahmanique, de la conscience divine et de la protection de la vache, se voit certes voué à une fin tragique par la providence.

 

Si nous voulons la paix et la prospérité pour le monde, nous devons tirer une importante leçon de ce verset : chaque foyer, comme chaque État, doit travailler au progrès de la culture brahmanique pour sa purification, à celui de la conscience divine pour son élévation spirituelle et à celui de la protection de la vache pour son alimentation, sous forme de lait en quantité suffisante, lequel représente le plus parfait des aliments. Voilà qui permettra de parfaire la société.

SB 1.19.4 VERSET

Alors qu’il se repent ainsi, le roi reçoit la nouvelle de sa mort imminente, qui sera causée par la morsure d’un serpent ailé, tel que l’a dit le garçon du sage. Mais il la reçoit fort bien, car il y voit l’occasion de se détacher totalement des choses de ce monde.

 

TENEUR ET PORTÉE

Sa vie, l’homme doit l’utiliser tout entière pour se préparer à retourner vers Dieu, ou à s’affranchir de l’existence matérielle, caractérisée par la répétition de la naissance et de la mort. C’est pour cette raison qu’au sein du varṇāśrama-dharma, chaque homme et chaque femme reçoivent une formation lui permettant d’atteindre ce but : une existence éternelle. Aussi le varṇāśrama-dharma est-il également connu sous le nom de sanātana-dharma, qui désigne l’occupation éternelle de l’être.

 

Cette établissement prépare donc l’homme à retourner à Dieu, et c’est à cet effet que le chef de famille s’y voit demander de devenir vānaprastha, de se rendre dans la forêt pour y développer le savoir parfait, puis d’embrasser le sannyāsa, avant que ne survienne la mort inéluctable. Parīkṣit Mahārāja obtint la fortune de connaître l’heure de sa mort sept jours avant qu’elle ne survienne, mais l’homme du commun ne bénéficie pas d’informations aussi précises, bien que la mort frappe tous les êtres.

 

Le sot oublie cette évidence et néglige son devoir qui consiste à se préparer à retourner vers Dieu, en passant sa vie à satisfaire ses basses tendances animales — manger, boire et s’amuser. L’homme de l’âge de Kali adopte volontiers une existence aussi irresponsable par son désir coupable de condamner la culture brahmanique, la conscience divine et la protection de la vache, dont la responsabilité incombe à l’État. L’État doit en effet employer ses ressources au service du développement de ces trois principes, et par là éduquer la population de façon qu’elle se prépare à affronter la mort.

 

L’État qui s’acquitte de ces devoirs peut certes être qualifié de bienfaisant. L’Inde particulièrement aurait davantage intérêt à suivre l’exemple de Mahārāja Parīkṣit, dirigeant idéal, plutôt que d’imiter les États matérialistes, dénués de toute conception relative au royaume de Dieu, but ultime de l’existence. Car la détérioration des idéaux de la civilisation indienne n’a pas contribué à la dégradation de la vie civique de l’Inde seule, mais également à celle des autres pays.

 

Citations de Srila Prabhupada sur le Varnasrama

SB 8.24.5 VERSET

Śrī Śukadeva Gosvāmī dit : ô roi, afin de protéger les vaches, les brāhmaṇas, les dévas, les dévots, les Écritures védiques, les principes religieux et les principales à suivre pour atteindre le but de la vie, Dieu, la Personne Suprême, Se manifeste sous diverses formes d’avatars.

 

TENEUR ET PORTÉE

Dieu, la Personne Suprême, apparaît généralement en tant que différent avatars pour protéger les vaches et les brāhmaṇas. Le Seigneur est qualifié de go-brāhmaṇa-hitāya; en d’autres termes, Il demeure toujours désireux d’effectuer le bien des vaches et des brāhmaṇas. Lors de ses apparitions, Śrī Kṛṣṇa devint à dessein un pâtre et montra personnellement comment veiller sur les vaches et les veaux.

 

De même, Il témoigna du respect à Sudāmā Vipra, un véritable brāhmaṇa. Les hommes doivent apprendre, d’après les actes du Seigneur, à protéger particulièrement les brāhmaṇas et les vaches. Ainsi est-il possible de sauvegarder les principes religieux, d’atteindre le but de la vie et de défendre le savoir védique. Si les vaches ne sont pas protégées, la culture brahmanique ne peut être préservée; et sans celle-ci, le but de la vie ne peut être atteint.

 

Le Seigneur est donc décrit comme go-brāhmaṇa-hitāya, car Il n’apparaît que pour protéger les vaches et les brāhmaṇas. Malheureusement, comme les vaches et la culture brahmanique ne sont pas protégées dans le Kali-yuga, tout se trouve dans une situation précaire. Si l’on veut élever la société humaine, ses dirigeants doivent suivre les instructions de la Bhagavad-gītā et offrir leur protection aux vaches, aux brāhmaṇas et à la culture brahmanique.

Conférences SB 5.5.1 (25 décembre 1976, Bombay)

Voilà la vraie vie : la vie de village. Mahatma Gandhi désirait lui aussi organiser ce genre d’existence; malheureusement, vous avez tout changé. Maintenant, nous possédons quelque six cents acres à Hyderabad. Nous essayons également d’effectuer la même chose ici qu’à Māyāpur. Nous produisons notre propre nourriture, nos propres fibres textiles, notre propre lait, et nous chantons Hare Kṛṣṇa. Impossible de vivre plus simplement.

 

La vie humaine n’est pas conçue pour peiner comme les chiens et les porcs. Voilà l’enseignement des Écritures : nayaṁ deho deha-bhājāṁnṛloke kaṣṭān kāmān arhate viḍ-bhujāṁ ye [SB 5.5.1]. C’est le mode de vie des porcs qui se nourrissent d’excréments. Mais à quoi est destinée la vie humaine? Tapo divyaṁputrakā yena sattvaṁśuddhyed [SB 5.5.1]. Modifiez votre façon de vivre.

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